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BALBUTIEMENT A PROPOS DE L’ARGENT

vendredi 20 mars 2009, par JH

Une chape je vous dis, plus lourde encore que le plomb et aussi malléable, qui emprunte au dieu Protée de singulières métamorphoses qui n’ont pour but que de désarçonner ses attaquants ou mieux les neutraliser pour de bon.

Il est partout, surtout dans des paradis jaloux de leurs secrets blindés, d’où il lance ses offensives programmées non pas pour tuer, mais pour anesthésier, affaiblir, raboter les rebellions.

Il faut vous avouer que j’aime la publicité, une de ses servantes,parce qu’ elle engendre des films qui sont de petits chefs-d’œuvre, mais je ne comprends toujours pas comment elle peut être si performante dans ses créations d’envies de bonheur illusoire. Elle en engloutit des tonnes de ce matériau à la vénalité profonde, qui devrait bien être mieux utilisé au cœur de ce IDH (Indice de Développement Humain) famélique qui tente de trouver une maigre place à côté de ce prédateur. .

Bon, passons sur ce pouvoir envahissant de nos espaces publics, qui s’insinue jusqu’au cœur de la culture (ou supposée telle) et des jeux. Maintes émissions télévisuelles nous font gagner des sommes considérables à propos de n’importe quoi, et je me demande souvent d’où vient cet argent félon, sinon de nous-mêmes et de nos intelligences avariées.

Avariées aussi sont ces actions cotées en Bourse à investir dans des produits alimentaires se raréfiant, devenues sources de profits spéculatifs. Et comment se fait-il qu’il y ait des gens pour en acheter, au lieu de réfléchir au mal qu’ils font sur une planète où ils se croient bien installés sur une branche se pourrissant ?

Mais il y a pire au sujet de la contamination, de l’endémie sournoise en pleine expansion : Anecdote :

Une femme relate, sur une radio nationale : elle se sait condamnée par un cancer, bientôt, et elle veut mettre à l’abri , ensemble, ses quatre enfants. Elle recherche une famille d’accueil et elle la trouve, elle devient sujet populaire pour les journalistes. Elle raconte, avec une dignité calme, impressionnante. Hier, elle est allée négocier le coût de ses obsèques dans une entreprise de pompes funèbres. Et la négociatrice qui l’a reçue lui a demandé si elle ne pourrait pas différer son décès d’un an, car des promotions sont prévues.

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