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ELUCUBRATION NOUVELLE ANNEE

lundi 2 janvier 2017

Bon, vous vous souvenez- de la fable de la grenouille et du scorpion.? En bref, la grenouille accepte de prendre le scorpion sur son dos pour le faire passer sur l’autre rive, puisque lui dit le scorpion, si je te pique au milieu de l’eau, je mourrai avec toi.
Mais pourquoi m’as-tu piquée ? C’est dans ma nature répondit le scorpion, je n’y peux rien.
Nous sommes au milieu der la rivière, en passe d’être piqués pour de bon par le scorpion néolibéral qui ne peux rien faire d’autre que ce qu’il fait . Construire pour détruire et partant se détruire lui-même sur notre petite planète essoufflée.

Et nous sommes les grenouilles consentantes, car il semble que ça soit dans notre nature d’accepter de se faire petit à petit dévorer ou ébouillanter..ou noyer. Sauf, parfois quand la douleur est trop forte réagir avec des soubresauts.

Mais je n’arrête pas de poser des questions (c’est dans ma nature) et m’informer. Je lis, avec peine souvent – mais je m’accroche ‘ et savoure les Lordon, les Jorion, les Supiot (j’ai un faible pour ce dernier et ses propos révolutionnaires par exemple dans « La Gouvernance par les nombres "où il annonce le retour de la féodalité) et je me demande pourquoi il est, je crois , dans leur nature de se trouver bien dans leur peau et de garder bien au chaud des doses de leur venin antilibéral nourricier pour les distiller, à propos, à partir souvent , de leurs postes bien rémunérés dans l institution. Il en est de même, je crois pour les savants enfermés avec leur juste jubilation dans leurs tours d’atomes et de quarks. Je mettrai à part les François Ruffin dont je me régale sur le papier et sur l’écran, en espérant qu’il ne fuira pas le statut de petit bourgeois lettré qu’il affiche à bon escient dans ses papiers.

Je fais partie malgré tout de cette cohorte disparate de militants clairsemés qui oeuvrent avec constance pour redonner à la terre et aux humains leur lrégitimité. Mais je ne comprends pas pourquoi ils n’arrivent pas à unir leurs forces, emprisonnés semble-t-il de par leur nature (encore une fois) dans des espèces de prés carrés où leurs forces indéniables les emprisonnent

Comment faire pour résister, et changer les cadres ? Ou peut-être casser tous les cadres ? Comment se prémunir de notre tendance à intégrer le cadre qui nous apportera le plus de confort, au détriment de notre intégrité Je ne sais.

Tout ce que je viens d’exposer me paraît dérisoire, superflu, et pourtant il m’a fallu agir en refusant , par exemple, de faire du profit complémentaire à partir de comptes rémunérés ; et en distribuant quelque argent à ceux qui n’en ont pas assez (y compris la famille) au lieu de le laisser fructifier au service des banques et de quelques spéculateurs renards..

Je garde espoir cependant, en constatant que les penseurs se trompent parfois, eu dépit de leur notoriété et je terminerai par cette phrase de Baudrillard qui dans «  ;Echange symbolique et la mort » Ed. Gallimard » déclara les deux tours d’aluminium et de verre du World Trade Center, mégasignes invulnérables de la toute puissance du système » et que nous pouvons nous aussi détruire pour reconstruire, qui sait ?

Je vous souhaite tous les meilleurs lendemains possibles.

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